12.05.2008

Marseille c'est la Feria

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La Provence du 12/5/2008

Quand les voisins de palier se disputent à main armée

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Publié le lundi 12 mai 2008 à 05H18

Un week-end très agité et de multiples querelles de voisinage

Trop de bruit, parfois… Beaucoup trop d'alcool, souvent ! Et de nombreux voisins qui ont "pété les plombs" ce week-end.

© Patrick Gherdoussi

"Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous hier soir ? C'était la pleine lune ou quoi ?", se demandaient hier matin les policiers de permanence à l'Hôtel de Police. Vérification faite sur le calendrier, ce n'est pas la lune, actuellement en phase croissante, qui a transformé des dizaines de Marseillais en abominables loups-garous…

Samedi soir, l'alcool et peut-être les premières chaleurs de ce temps lourd virant à l'orage ont fait monter la fièvre en cette première nuit du long week-end de Pentecôte, comme en témoignent les multiples incidents relatés sur le registre de la Sûreté publique. Pas du grand banditisme, certes, mais une flopée de bagarres qui dégénèrent, une étrange épidémie de querelles de voisinage, qui ont mis en boule les nerfs des fonctionnaires de permanence.

À l'impasse Saignac, dans le 9e , les policiers sont intervenus pour séparer 4 voisins du même immeuble qui en étaient venus aux mains, puis… aux couteaux et aux marteaux pour régler un problème de tapage nocturne. L'un d'eux, sérieusement blessé, a d'ailleurs fini à l'hôpital, où il devait subir une intervention. Les 3 autres ont passé leur dimanche en garde à vue.

Règlement de comptes sur un même palier, encore, au chemin du Littoral (16e ), où peu après minuit, un homme de 36 ans, exaspéré on ne sait trop pourquoi, est allé frapper à la porte de son voisin armé d'un pistolet à grenaille. Même scénario au Rouet, rue Roumanille (8e ), où c'est avec un couteau de boucher muni d'une lame de 20 cm qu'un homme de 40 ans a fait irruption en pleine nuit chez sa voisine.

Dans son cas au moins, les policiers ont trouvé une explication: l'agresseur avait passé toute la journée à boire. L'alcool toujours, est à l'origine de cette bagarre, qui a animé le cours Garibaldi (1er ) en début de soirée. Un homme de 23 ans a subitement porté plusieurs coups de couteau à son compagnon, qui n'a été que légèrement blessé. Inutile de dire que lors de soirées "à cran" comme celle-là, le moindre accrochage en voiture peut finir en empoignade.

C'est exactement ce qui s'est produit sur la Corniche, où une bagarre générale a éclaté entre des piétons et 4 occupants d'un véhicule qui leur avait refusé le passage. Pour mémoire, la prochaine pleine lune, c'est le 20 mai.

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JDD du 11/5/2008
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La Provence du 11/5/2008

Ils volent et agressent pour un morceau de pain

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Publié le dimanche 11 mai 2008 à 05H19

Un vigile du supermarché ED blessé par un voleur à l'étalage

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À quelques heures d'intervalle, deux individus armés de couteaux ont menacé, et dans un cas blessé, un employé du magasin.

© Serge Assier

Une boîte de pâté, un paquet de petits-beurre, un litre de rouge… En tout, il n'y avait pas pour plus de 25 de marchandises dans ce cabas qu'un client a tenté de dissimuler en passant à la caisse.

Et c'est pour défendre ce misérable casse-croûte que le resquilleur, un homme de 37 ans, a brandi deux couteaux, vendredi matin, au nez de la caissière du supermarché ED de l'avenue Jules-Cantini à Marseille (6e )…

Même scénario quelques heures plus tard, lorsque le personnel à peine remis de ses émotions, a eu affaire à un deuxième chapardage qui a failli très mal tourner. Vers 20h, un individu surpris par le vigile en train de dérober des produits alimentaires dans les rayons, a porté un coup de couteau à l'agent de sécurité.

Atteint au poumon, l'employé, transporté à l'hôpital, était hier hors de danger. Voler, agresser, blesser pour un morceau de pain ? Ces derniers temps, ces affaires invraisemblables tendent à se multiplier dans les registres de police. La semaine dernière, à Saint-Tronc (10e), c'est une petite vendeuse de muguet qui s'est fait braquer au fusil à pompe.

Quelques jours auparavant, le serveur du snack "Le Petit Prince", sur la Canebière, avait été attaqué au couteau par un individu qui exigeait de se faire remettre non pas la caisse… mais un simple sandwich merguez-frites.

L'établissement serait depuis quelque temps victime de racket: un groupe de jeunes qui exige de se faire payer une rançon… en kebabs. En ces temps de dégringolade du pouvoir d'achat, certains de ces voleurs tenteront peut-être d'invoquer l'état de nécessité devant les juges.

Mais dans le cas de cette mère, l'argument ne tiendra pas. Vendredi, elle est allée "habiller" son fils de 14 ans aux Galeries Lafayette, rue de Rome. Dissimulés dans son sac, deux pantalons griffés Guess. Montant du larcin : 400€.

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La Provence du 11/5/2008

Nuisances sonores: avec l'été, on craint le pire

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Publié le dimanche 11 mai 2008 à 05H17

Le bord de mer et le quartier La Plaine-Cours Julien sous surveillance

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Dans la rue Poggioli (6e ), très fréquentée, les fumeurs sont sur le bitume. Mais ce n'est pas cette population qui dérange, c'est celle qui a surgi dans d'autres rues jadis calmes.

 

"Un désastre! Les organisateurs du Beach soccer ont été incapables de s'astreindre à la moindre discipline." Dominique Tian, maire des 6-8, ne garde pas un grand souvenir du beach soccer de l'année dernière sur les plages du Prado. Beach soccer côté nuit s'entend.

Car côté jour, les matches internationaux ont évidemment fait l'unanimité. Mais après le coup de sifflet final, l'élu n'a guère goûté le ronron musical, organisé par la société MK3, qui a duré une partie de la nuit. Et le beach soccer n'a pas été le seul visé. Un Dj, qui exerce ses talents en bord de mer, explique: "On fera des soirées à thèmes cet été mais le week-end seulement. La conjoncture est trop dure. Il y a trop de plaintes, c'est insupportable."

Que les choses soient bien claires : les fêtes tardives ne sont pas les bienvenues sur le bord de mer. Du moins, celles qui n'arrivent pas à s'arrêter à l'heure où la législation l'impose. Autour de 1h.

Il faut dire que l'urbanisation galopante a créé du sommeil dans ce quartier, notamment sur ce qu'on appelait jadis le parking des vagues, au pied de l'Escale Borély, où des dizaines de familles sont venues s'installer, payant le prix fort.

Conséquence : quand les fêtes s'éternisent, les plaintes pleuvent. L'année dernière, une soirée musicale a déclenché un ouragan de contestation. 5000 plaintes.

Et cet été, on redoute le pire. Sur le bord de mer mais aussi dans les quartiers qui s'égaient les nuits d'été, comme le triangle La Plaine-Cours Julien-Notre Dame du Mont, étroitement surveillé aussi par Dominique Tian. Un quartier où est en train d'apparaître un phénomène nouveau : le raz-de-marée humain sur les trottoirs.

Avec l'arrivée des beaux jours et l'interdiction de la cigarette dans les bars et restos, la fête s'exporte sur le bitume. Alain, patron du Cubaïla café, explique: "C'est nouveau, c'est vrai. Mais il n'y a pas que des fumeurs dehors. Il y a aussi ceux qui viennent se greffer à eux."

La veille du 1er mai, ils étaient bien une centaine à l'angle des rues Poggioli et Trois Rois. "Mais tout se passe bien, note-t-on au bar du Champs de mars, l'un des plus courus du quartier. Les gens boivent dehors mais personne n'est venu se plaindre."

"Ce quartier ne dérange pas, en effet, confirme Jacqueline Le Huédé, présidente du CIQ La Plaine-Cours Julien. Dans ce secteur, on sait qu'il y a du bruit. Le pire, ce sont les bistrots des petites rues, calmes jusque-là, mais dont les clients vont fumer dehors." Ce qui perturbe les riverains, notamment ceux qui vivent au premier.

D'autant plus qu'avec la concentration de cigarettes sous leurs balcons, ils ont l'impression de fumer, eux aussi, en dormant. Mais ça, c'est une autre histoire.

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Le POST du 8/5/2008
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 http://www.laprovence.com/articles/2008/05/10/437477-MARS...

Le chauffard de l'A7 hospitalisé

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Publié le samedi 10 mai 2008 à 05H25

Arrêté après une incroyable course-poursuite

De la puissante Audi A8, d'une valeur de plus de 90000 , il ne reste plus qu'un tas de ferraille. L'état de la carcasse témoigne de la violence de la course-poursuite.

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© Serge Assier

C'est une carcasse de voiture à moitié calcinée, le pare-brise éventré, dont on perçoit à peine la teinte bleu foncé d'origine sur le long capot.

La luxueuse Audi A8 n'est plus qu'un amas de ferraille entreposé dans un garage des Olives (13e ). Sur toute la carrosserie, les dizaines d'impacts sont autant de stigmates des accrochages et des collisions que le conducteur de 22 ans a causés avant d'être immobilisé, sur l'A7, au terme d'une incroyable course-poursuite avec la police, mercredi soir (notre édition d'hier).

C'est grâce à ce puissant modèle, qui dispose de quatre roues motrices, que le garçon a pu rouler à une vitesse estimée à plus de 180 km/h, malgré la perte du train avant droit du véhicule. Celui qui se trouvait au volant de la berline, désormais entre les mains de la Brigade de répression des atteintes aux biens (Brab) de la Sûreté départementale, depuis jeudi, n'a pas encore fini de raconter pourquoi il s'est comporté comme un chauffard suicidaire, entre Saint-Marcel et les Aygalades.

Son état de santé chancelant, en raison d'une toxicomanie avancée, l'a obligé à être hospitalisé hier en début d'après-midi. Il semble désormais évident que la prise d'une forte quantité de drogue, vraisemblablement de la cocaïne, a conduit le jeune homme à prendre tous les risques pour fuir le contrôle de police. Selon les premiers éléments de l'enquête, le véhicule avait été dérobé à Aubagne, le 14 avril dernier, chez un chef d'entreprise.

Les enquêteurs de la Brab cherchent désormais à savoir si le chauffard est également celui qui est à l'origine du cambriolage chez la victime. De bonne source, on indiquait hier que le suspect aurait déjà commis d'autres vols du même genre avant son interpellation plus que mouvementée.

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La Provence du  9/5/2008

Marseille : Un chauffard suicidaire sème la terreur dans une voiture volée

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Publié le vendredi 9 mai 2008 à 06H06

Pour fuir un contrôle de police, il roule à tombeau ouvert entre Saint-Marcel sur l'A7

"J'ai pris beaucoup de cocaïne. Je ne me sens pas très bien." Sa première confession, le jeune homme de 22 ans l'a livrée aux marins-pompiers qui lui ont porté secours, sur l'A7, à proximité de son AudiA6, réduite en cendres. Quelques minutes plus tôt, il a mis en péril la vie de dizaines d'automobilistes et de piétons qui ont croisé sa route, entre Saint-Marcel (11e ) et l'autoroute nord, à hauteur des Aygalades (15 e ) à Marseill, mercredi soir, entre 23h et 23h35, lors d'une incroyable course-poursuite.

Dans un état second, le chauffard n'a reculé devant rien pour tenter de fuir les policiers qui s'étaient lancés derrière lui, après un contrôle de routine, rue des Crottes (11 e ). Des fonctionnaires de la Bac Sud, bientôt épaulés par d'autres voitures de police ont tenté de se mettre en travers de la route pour immobiliser le fuyard, dont la voiture avait été dérobée le 14 avril à Aubagne, lors d'un cambriolage dans une société. Les policiers ont bien réussi à crever le pneu avant droit de l'Audi, mais le toxicomane a poursuivi son chemin, plus déterminé que jamais.

Après avoir rejoint Saint-Menet (11 e ), percuté plusieurs voitures en stationnement, rallié LaGrognarde (11 e ), La Fourragère (12 e ), le garçon a percuté un motard, arrivant en sens inverse, boulevard de la Blancarde (4 e ). La victime a fort heureusement pu se relever, presque indemne. Malgré l'état de plus en plus détérioré de sa puissante berline, le jeune homme a continué sa route jusqu'à l'avenue Françoise-Duparc (4 e ). Là, il a dû rouler sur le trottoir, pour se faufiler dans le trafic.

Des piétons qui sortaient du restaurant McDonald's tout proche ont échappé au pire, esquivant de peu la voiture, qui a continué à rouler à tombeau ouvert vers la passerelle de Plombières (3 e ). Sa roue avant-gauche, qui n'avait plus de pneu, s'est soudain brisée. Des flammes ont même commencé à s'échapper du moteur, mais rien n'y a fait. L'Audi n'a pas cessé d'accélérer en voyant poindre l'entrée de l'autoroute.

À ce moment précis, le policier qui se trouvait toujours à ses trousses n'en a pas cru ses yeux. Le compteur de sa voiture de service affichait 180km/h et le fuyard continuait de le distancer, sur trois roues. Il a roulé à cette vitesse hallucinante pendant deux ou trois kilomètres, percutant encore un véhicule, dans lequel se trouvaient deux jeunes femmes, qui n'ont pas été blessées.

Il était 23h30, quand l'Audi a fini par rendre l'âme. Après une embardée, le conducteur a percuté le terre-plein central, puis la glissière de sécurité. Une nuée de voitures de police l'ont encerclé, mais le jeune homme, malgré le feu qui commençait à se propager à l'habitacle, refusait de descendre. Il a finalement été extirpé par deux policiers.

Le trafic a été interrompu sur l'A7 pendant quelques minutes, le temps d'éteindre l'incendie et de dégager la carcasse. Le garçon, dont l'état de santé n'avait pas permis aux enquêteurs de l'entendre dans la journée, se trouvait toujours en garde à vue hier soir.

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http://journal-lamarseillaise.com/index.php?option=com_co...

E

ndoume. Des pétitions signées par les habitants du quartier.

 

Hier, à l’initiative du PCF, les habitants du quartier, les élus communistes du secteur et les militants ont manifesté devant l’Espace Corderie qui devrait être remplacé par un immeuble privatif de haut standing.

 

Situé entre la Corderie et la rue d’Endoume, l’Espace Corderie est un petit parc qui permet « à toutes les générations de se rencontrer », explique Christian Pellicani, conseiller municipal PCF du secteur. Jeunes et moins jeunes, chacun y trouve son pré, pour la pétanque, le skate, le vélo, etc. Les bambins y ont leurs manèges de couleurs. « Cet espace est également le seul lieu, en dehors du stade, où les enfants peuvent jouer au foot, sans risquer de « quiller » le ballon sur la route ou de se faire réprimander », indique Guillaume Lamourette, secrétaire de la section PCF du 7e.

Implanté sur une ancienne caserne, « il est un poumon vert dans un quartier asphyxié par le trafic », poursuit le conseiller municipal.

Abdel est dans le parc avec ces deux fillettes, il est en train de signer la pétition. Il explique : « J’habite Endoume, ici c’est la nature. Les enfants peuvent s’amuser sans danger. »

Habitants et élus ont donc signifié hier, leur opposition à la vente, par la ville, de cet espace public à un promoteur immobilier. « Il faut sortir d’un foncier uniquement basé sur la spéculation », assène Christian Pellicani. Et Claude Teissedre, PCF, souligne à ce titre « la nécessité de logements sociaux dans le quartier ».

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Rue 89 du 10/5/2008

http://www.rue89.com/le-blog-du-poulpe/a-marseille-senior...

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07.05.2008

MARSEILLE actus de MAI 2008

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La Provence du 6/5/2008

Communauté urbaine : les discussions avancent

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Publié le mardi 6 mai 2008 à 05H26

Droite et gauche négocient, l'espoir d'un accord se rapproche

Eugène Caselli a rencontré Renaud Muselier hier matin.

© Jean-Eric Ely

La porte des négociations entre droite et gauche est grande ouverte. Et un accord entre les deux camps pourrait être très proche. Vingt jours après l'élection surprise du socialiste Eugène Caselli à la présidence de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, tandis que la droite était majoritaire en sièges, le climat semble à la détente. Le spectre du blocage paraît s'éloigner, les deux parties acceptant de discuter sur un projet de gouvernance partagée (vice-présidences, bureau, commissions).

Un projet évoqué officiellement lundi dernier en conseil municipal par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, assorti d'une exigence, "le respect" des programmes pour lesquels les maires de cette institution ont été élus. Depuis, le calendrier des entretiens s'est accéléré. Urgence oblige. Eugène Caselli a rencontré vendredi dernier, en fin d'après-midi, le premier magistrat de la cité phocéenne, une entrevue importante pour tenter, selon la droite, de "trouver une sortie par le haut" à cette situation.

Autre rendez-vous majeur, celui qui a eu lieu, hier, entre le président de MPM et Renaud Muselier, son rival malheureux, désormais président du groupe réunissant les maires et conseillers communautaires de droite et du centre dans l'hémicycle du Pharo. Premier tête-à-tête entre les deux hommes, depuis ce jeudi 17 avril où, contre toute attente, l'un a ravi à l'autre le fauteuil convoité. Durant plus d'une heure, hier en fin de matinée, l'échange s'est déroulé "dans un bon esprit" selon Eugène Caselli pour qui "les discussions avancent bien" et qui a "très bon espoir d'un accord signé la semaine prochaine".

L'élu socialiste, qui a achevé sa tournée des 18maires de MPM par celui de Châteauneuf-les-Martigues (PS) et de Sausset-les-Pins (UMP), a entendu les préalables posés par le camp d'en face: "Il n'est pas question de revenir sur les programmes municipaux,soutient-il, à condition que les finances de MPM le permettent". Une solution est-elle en passe d'être trouvée? Pour celui qui entend être le "principal artisan du déblocage", Renaud Muselier, cette réunion était "nécessaire". Dans une ambiance "cordiale, voire amicale", le député UMP de Marseille a fait valoir l'exemple de la cogestion à la communauté urbaine de Bordeaux afin de s'en inspirer et "d'éviter tout sectarisme".

Lui aussi s'avoue confiant quant à la concrétisation prochaine d'une entente. Tous deux doivent, désormais, se retrouver devant leurs troupes pour faire le point sur ce qui aurait pu devenir un bras de fer mais tend de plus en plus à ressembler à un pacte de non-agression.

Par Marjory Chouraqui
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L'EDITO de Jean Laurent BERNARD du 5/5/2008
7h40 L'Edito de Jean-Laurent Bernard

  05/05/2008
 
Bonjour

C'est presque en silence que se joue désormais l'avenir de la communauté urbaine de Marseille. Après l'échec de la droite, la victoire surprise de la gauche, les invectives et les déclarations définitives, chacun a bien compris que personne n'a intérêt ni à faire monter les enchères ni surtout à bloquer la machine.
En fait si la gauche dispose du pouvoir puisque son président Eugène Caselli a été élu le plus légalement du monde, la droite peut trouver sans trop de difficulté une majorité au gré des dossiers et des circonstances avec une vraie capacité à imposer un certain nombre de conditions au parti socialiste.
Le seul hic, c'est que PS et UMP rencontrent quelques difficultés pour se parler. Du moins officiellement. En coulisses les contacts sont pris, Jean-Claude Gaudin, Renaud Muselier, Bruno Gilles trouvent sans trop de problèmes des interlocuteurs. Le président Eugène Caselli, comme prévu est entouré par Jean Noël Guérini et Patrick Mennucci. 2 redoutables négociateurs qui ne se coucheront pas au premier éternuement.
Et pourtant, personne ne conteste l'urgence des transports en commun, du traitement des ordures ou de la politique économique. Cette drôle de cohabitation qui débouchera très probablement sur une forme de soutien de la droite sans participation réelle, passera par une distribution des vice-présidences aux 18 maires de la métropole. Mais Jean-Claude Gaudin ne varie pas dans sa conception de la politique. On ne partage pas la tunique avant d'avoir gagné la bataille. Cette fois le maire de Marseille veut que les uns et les autres se mettent bien d'accord sur les réalisations et ensuite seulement on pourra se répartir les fauteuils. Parfois les élus tombent sous le charme du réalisme : majorité fragile à la mairie, majorité fragile à la communauté urbaine. Avec quelques échanges de bons procédés, tout ce petit monde va vite comprendre où est son intérêt.

Bonne journée.
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L'HEBDO du 7/5/2008
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Voir la vidéo de l'émission du 3/5/2008 sur Canal +
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Le Jour et la Nuit 20 Avril 2008 EDITO
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Appel offres de la Mairie pour sa communication
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Backchich du 6/5/2008

Bakchich squizzé à la bibliothèque de Marseille

mardi 6 mai
Misère. Les studieux étudiants marseillais qui fréquentent la belle bibliothèque de l’Alcazar à Marseille ne peuvent accéder au site Bakchich. Malgré l’Internet haut débit installé sur place. Simple panne informatique ou ordinateur capricieux ? « Non ce doit être la mairie qui a mis un filtre Â», s’est entendu répondre un pov’ étudiant sevré d’enquêtes d’informations et de mauvais esprit. C’est assez petit quand même…
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Bakchichdu 7/5/2008

Christine Kelly, présentatrice sur LCI, a été mise sur écoutes dans une affaire où le parquet de Marseille soupçonne la société méditerranéenne de sécurité (SMS) d’avoir arrosé du beau monde pour obtenir des marchés sensibles.

Les présentatrices télé vivent dangereusement. Prenez Christine Kelly, la délicieuse journaliste de la chaîne d’info en continu LCI. En novembre dernier, la belle a commis un opus remarqué, la première biographie de M. le Premier Ministre François Fillon « Le secret et l’ambition Â». Bref la demoiselle n’est pas la première louloute venue. Plutôt une « journaliste réputée proche des milieux politiques et des grands médias nationaux Â», reconnaissent les flics qui ont eu à entendre sa chaleureuse voix. Et oui, dame Kelly a bien été écoutée, toute première biographe du Premier ministre qu’elle est. Et à l’occasion d’une savoureuse enquête sur la « SMS connection Â». Rien à voir avec le vrai faux texto de Nicolas à Cécilia. La société méditerranéenne de sécurité – SMS, donc – est au cÅ“ur d’une instruction menée par le parquet de Marseille, qui la soupçonne d’avoir arrosé à la volée des élus natios, des flics, la chambre de commerce de Corse-du-Sud pour obtenir des marchés sensibles, comme celui du port de Marseille

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le blog de stephanemari du 6/5/2008
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03.05.2008

MARSEILLE TOP News

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Page spéciale de CAPITAL de Mai 2008 sur MARSEILLE
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Lire La Provence du 3/5/2008

Un kebab ou la mort !

10 réactions

Publié le samedi 3 mai 2008 à 09H13

Armé d'un couteau, un individu a surgi jeudi soir au snack "Le Petit Prince" , sur la Canebière à Marseille, pour se faire remettre… un sandwich merguez-frites par le serveur. Mis en fuite par le cuisinier, le "braqueur" a été arrêté peu après. L'établissement serait depuis quelque temps victime de racket : un groupe de jeunes affamés, qui exigent de se faire payer une rançon… en sandwiches.

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Lire la Provence du 2/5/2008

Une vendeuse de muguet braquée pour sa recette

41 réactions

Publié le jeudi 1 mai 2008 à 20H02

Une vendeuse de muguet a été braquée par deux personnes à moto, cet après-midi à Marseille, et a dû leur remettre sa recette de plusieurs centaines d'euros.

La victime, âgée de 25 ans, avait vendu des brins de muguet dans une rue du 10e arrondissement, avant d'être attaquée et menacée par le passager du deux roues, armé d'un fusil à canon scié. Elle leur a remis sa recette de la journée, soit plusieurs centaines d'euros, avant de porter

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Lire la Marseillaise du 3/5/2008
LES RÉSIDENTS PRENNENT LE MORS AUX DENTS

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onneveine. Les habitants déplorent l’extension du centre commercial. Lors de l’assemblée générale du comité d’intérêt de quartier, les explications fournies n’ont pas convaincu.

 

Les inquiétudes étaient nombreuses lors de la réunion du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de Bonneveine, dans le 8e arrondissement de Marseille. Avec en toile de fond pour les membres du conseil d’administration, élus, associations, habitants et maire du secteur présents, lundi soir, à la Maison des sports, l’extension du centre commercial Bonneveine.
Lorsque la parole est donnée aux riverains, le débat est vite lancé sur cette " pente glissante ". L’extension de la zone est toujours de mise avec en ligne de mire, " la requalification du Marché provençal et l’extension des cinémas sur le parking de la piscine ", comme l’annonce Sandra Chalinet, directrice du centre, aux habitants. Les 600 m² du Marché provençal seront restructurés pour y loger une nouvelle enseigne d’ici l’année prochaine. Il s’agit également " d’élargir l’offre culturelle " avec une nouvelle salle de cinéma pour les quartiers sud. Pour la directrice du centre commercial, le projet vise " la requalification de la zone au niveau de l’accès et du parking ", ainsi que " le renforcement d’une offre cohérente et concrète afin de rendre le centre plus performant pour les quartiers sud ".

Commerces et profit

Du côté des habitants, les langues se délient très vite pour dénoncer " le manque de concertation concernant un projet urbanistique d’une telle ampleur ". La question de l’attractivité des quartiers sud suscite de nombreuses craintes dont celle de voir la zone se transformer en un " Grand Littoral ". Certains dénoncent non sans emportement les logiques économiques du monde compétitif. " On ne pense qu’aux commerces et au profit au détriment du calme ", déplore une résidente tout autant affligée par " l’appropriation de l’équipement public tel le Marché provençal ". D’autres condamnent l’extension du centre commercial susceptible de produire " une augmentation du trafic automobile et donc, une surenchère des besoins en équipements de voirie ".
Pour tenter de rassurer, Sandra Chalinet précise que " le projet n’est encore qu’à l’étude " et que " la maîtrise du foncier étant compliquée, les changements ne sont pas prévus pour tout de suite ". La directrice enfourche son cheval de bataille en insistant sur l’importance de " préserver un centre de proximité " et de " survivre face à la concurrence ".
Au maire du secteur de battre en brèche en précisant que " le dernier vendeur de légumes a déserté le Marché provençal depuis bien longtemps " et que " personne ne touchera aux espaces verts ou aux services de proximité tels La Poste et la médiathèque ". Dominique Tian assure qu’il n’y aura pas de " Grand Littoral ", mais qu’il faut " pérenniser l’offre du centre Bonneveine auquel cas les quartiers sud iront droit dans le mur ".
Emanuelle Barret
 
 
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Lire l'HEBDO du 30/4/2008
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Lire le blog de stephane mari du 3/5/2008
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29.04.2008

MARSEILLE un bilan vide fait

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Lire lepost du 1/5/2008

http://www.lepost.fr/article/2008/05/01/1188249_elle-vend...

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Lire La Provence du 26/4/2008

http://www.laprovence.com/articles/2008/04/26/413902-MARS...

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Lire la Provence du 26/4/2008

http://www.laprovence.com/articles/2008/04/26/415156-Regi...

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Lire la Provence du 28/4/2008

http://www.laprovence.com/articles/2008/04/28/417515-Regi...

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Lire la Provence du 29/4/2008

http://www.laprovence.com/articles/2008/04/29/419378-MARS...

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Lire La Provence du 29/4/2008
CONSEIL MUNICIPAL Gaudin

en difficulté

Le maire de Marseille n’a pu faire adopter une délibération hier

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Lire la Provence du 29/4/2008
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Lire la Délibération duConseil Municipal du 2/10/2006
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Lire Rue 89 du 29/4/2008
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Lire le blog Hourrafoot du 29/4/2008
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Lire le blog d'unvillageois du 30/4/2008
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Voir le Journal Télévisé de M6/marseille du 28/4/2008
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Lire la Provence du 29/4/2008
les 4 vérités du Prefet
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24.04.2008

MARSEILLE MUSELIER ET LE POT AU LAIT

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Lire Marianne du 27/4/2008

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Lire la provence du 25/4/2008

http://www.laprovence.com/articles/2008/04/25/413306-Regi...

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Lire l'HEBDO du 23/4/2008

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Lire le Canard Enchainé du 23/4/2008

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Lire le Nouvelobs du 24/4/2008

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2268/articles/...

Décryptage
Marseille : le naufrage de Muselier

 

Tout se sait toujours. Alors tout se saura... » Renaud Muselier n'a pas fini de ruminer. Jeudi 17 avril, l'étoile montante de la droite marseillaise a coulé à pic dans le Vieux-Port. Candidat majoritaire, sur le papier, à la présidence de la communauté urbaine, l'ancien premier adjoint de JeanClaude Gaudin s'est fait doubler dans les urnes par le socialiste Eugène Caselli à la surprise générale. Onze voix lui ont fait défaut dans son propre camp. «Et dire que tous avaient promis de voter pour moi lorsque je les ai vus un par un avant le scrutin... C'est vraiment ce qu'il y a de plus laid dans la vie politique...», commente-t-il, dépité.
Le coup est rude pour l'homme qui pensait avoir sauvé Marseille et l'UMP de la bérézina aux dernières municipales, après sa victoire sur Jean-Noël Guérini - l'adversaire socialiste de Jean-Claude Gaudin dans le 3e secteur de la cité phocéenne. «Voir Muselier rouler des mécaniques et s'autoproclamer futur maire de Marseille en a énervé plus d'un, confie un élu UMP Ils avaient une occasion de se le payer. Ils ne l'ont pas raté !» Les rancoeurs des petites communes à l'égard de la ville-centre et les bisbilles au sein de l'UMP locale ont fait le reste. Mais plus qu'une défaite personnelle pour Renaud Muselier, l'élection d'Eugène Caselli marque aussi et surtout la fin d'une époque et d'un système. Jean-Claude Gaudin, réélu avec deux petits sièges d'avance à la mairie de Marseille, n'est plus le maître chez lui. Avec la région, le département et désormais la communauté urbaine à gauche, il va devoir apprendre à composer. Ce qui promet quelques négociations compliquées sur le ramassage des ordures, l'incinérateur ou les transports... Ses adversaires socialistes en savent quelque chose. Quelques minutes seulement après l'élection de Caselli à bulletins secrets, la droite l'a aussitôt mis en minorité, lors d'un vote à main levée...

 

Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur

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Lire le POINT du 23/4/2008

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/le-casse-de-ma...

24/04/2008 N°1858 Le Point

Communauté Urbaine - Le « casse » de Marseille

Hervé Gattegno

© Michel Gangne/AFP

«Sans arme, ni haine ni violence. » Remis au goût du jour par un film à l’affiche ces jours-ci, le graffiti tracé par Albert Spaggiari sur le mur de la banque qu’il venait de cambrioler pourrait servir de slogan aux socialistes phocéens, tant l’élection de leur candidat à la présidence de la communauté urbaine de Marseille ressemble à un « casse » politique. Pas le hold-up du siècle, sans doute : majoritaire au conseil général comme au conseil régional, le PS de Jean-Noël Guérini peut se targuer d’une domination territoriale que le récent scrutin municipal n’a infirmée qu’in extremis. Mais un coup préparé avec audace et détermination ; un fric-frac électoral qui prive la droite méridionale de sa victoire et a laissé Jean-Claude Gaudin sans voix-si l’on ose dire...

Jeudi 17 avril, au palais du Pharo, qui abrite l’hémicycle de la communauté urbaine, tout était prêt pour le sacre de Renaud Muselier, fringant bras droit de Gaudin et sauveur des municipales. Une avance sur l’héritage, en quelque sorte, puisque l’agglomération détient le vrai pouvoir sur les dossiers décisifs : transports, propreté, développement... Sur le papier, la nouvelle assemblée lui permettait de compter sur 88 voix, quand la gauche n’en dénombrait que 69. De quoi envisager l’avenir avec optimisme. Mais, en fin de matinée, la stupeur se lit sur son visage : son rival socialiste, Eugène Caselli, recueille 79 voix et s’impose au premier tour. Ravis et éberlués, les élus de gauche lui font une ovation.

De ce triomphe impromptu surgit aussitôt l’embrouillamini. Au premier vote qui suit, Muselier réclame un scrutin à main levée. Le rapport présenté par le nouveau président est alors rejeté par 89 voix. Les élus de droite crient « démission ! ». Suspension de séance. Gaudin propose à Guérini un conciliabule. « Allons dans mon bureau. » Goguenard, le lieutenant de Guérini, Patrick Mennucci, lui répond : « Vous n’avez pas compris ? Ce n’est plus votre bureau ! »

« Trahison des électeurs ».

Depuis, la situation est bloquée. Batailleur, Muselier s’accroche à l’espoir-sans doute vain-qu’une paralysie de l’institution pourrait provoquer l’annulation de ce Trafalgar. Sur le coup, il a dénoncé avec les gaudinistes « un dÃ