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18.04.2008

MARSEILLE ,UMP,ENCORE UN COUAC

"les faits sont sacrés , les commentaires sont libres"

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Lire la Provence du 17/4/2008
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Lire la Provence du 18/4/2008
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Lire la Marseillaise du 18/4/2008
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Lire Liberation du 17/4/2008
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Lire Yahoo du 17/4/2008
AFP - Jeudi 17 avril, 12h39

MARSEILLE (AFP) - Eugène Caselli, président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, a été élu jeudi à la surprise générale président de la communauté urbaine de Marseille qui regroupe 18 communes, succédant à l'UMP Jean-Claude Gaudin qui ne se représentait pas.

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M. Caselli a été élu avec 79 voix, devançant l'UMP Renaud Muselier, ancien premier adjoint de M. Gaudin à la mairie de Marseille, qui recueille 77 voix. Un bulletin blanc a été comptabilisé.

Le nouveau président de Marseille Provence Métropole (MPM), entouré d'une foule de photographes et de cameramen, a été chaudement applaudi par la gauche.

M. Gaudin présidait MPM, troisième agglomération de France avec près d'un million d'habitants, depuis sa création, à son initiative, le 15 septembre 2000. Les 18 communes de MPM s'étendent de Sausset-Les-Pins à l'ouest de Marseille à la Ciotat à l'est.

Les premiers mots de M. Caselli, né en 1946, ont été pour remercier son prédécesseur "pour le travail accompli même si notre groupe n'a pas toujours été d'accord". "Je souhaite également, a poursuivi M. Caselli, rendre hommage à Jean-Noël Guérini (président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône et candidat malheureux à la mairie de Marseille) qui a décidé de partager les responsabilités, ce qui l'honore".

"Je veux être un président au service de tous et toutes, au-dessus des clivages. Un consensus entre nous est nécessaire", a encore déclaré M. Caselli, affirmant vouloir placer sa présidence sous le signe du "dialogue permanent". Il a insisté sur "le champ des contraintes financières qu'il va falloir prendre à bras-le-corps". Son discours n'a été applaudi que sur les rangs de la gauche, les conseillers communautaires de droite affichant des mines défaites, après avoir demandé et obtenu un nouveau décompte des voix.

La séance a été suspendue peu après la fin de l'intervention de M. Caselli.

M. Muselier n'a pas souhaité faire de commentaires.

Fin mars, après la réélection de M. Gaudin à la mairie de Marseille, Renaud Muselier, 48 ans, avait annoncé qu'il briguerait la présidence de la communauté urbaine et ne souhaitait pas être reconduit comme premier adjoint, jugeant être "plus utile" à MPM. "Le plus déterminant pour nos communes et pour Marseille, c'est la communauté urbaine, c'est là qu'il y a 80% de tous les pouvoirs, de toutes les décisions", avait-il dit.

Il estimait alors disposer d'une "marge sérieuse" pour être élu président avec "au moins 80 sièges" sur 157. Il avait aussi décliné une proposition d'entrer dans le gouvernement Fillon pour se "consacrer entièrement à la ville et à sa communauté urbaine".

Selon M. Muselier, la répartition des principales fonctions à la suite des municipales avait fait l'objet d'un accord entre les parlementaires marseillais UMP: le député Roland Blum est devenu premier adjoint de M. Gaudin et le député Guy Teissier devait devenir, en remplacement de M. Muselier, président d'Euroméditerranée, l'établissement public qui réalise à Marseille la plus grosse opération de rénovation urbaine de toute l'Europe. Le prochain conseil d'administration d'Euroméditerranée est prévu en mai.

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Lire 20minutes /Marseille du 18/4/2008

http://www.20minutes.fr/article/226046/Politique-Minorita...

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Minoritaire, la gauche chipe la présidence de la communauté urbaine

Eugène Caselli le 17 avril 2008 après son élection à la présidence de la communauté urbaine à Marseille.
Consensus Pour pouvoir gérer la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), la gauche va devoir consolider une majorité dont elle ne dispose pas pour l’instant, avec seulement 65 élus sur 157. Eugène Caselli l’a annoncé dès son élection: «Le consensus est nécessaire sur les objectifs et sur les moyens. Je compte m’appuyer sur les maires, et avant tout celui de Marseille.» Le PS, qui gère désormais la région, le département et la communauté urbaine, souligne les synergies et les aides possibles entre collectivités locales, au profit des communes de MPM. Pas sûr que le consensus soit cependant facile à atteindre: la situation financière de MPM, très tendue, va nécessiter des sacrifices, et l’UMP est vent debout contre certains projets-phares du PS. Celui-ci a annoncé durant les municipales vouloir arrêter l’incinérateur de déchets et supprimer le «fini-parti» dans la collecte des ordures.

Michel Gangne AFP ¦ Eugène Caselli le 17 avril 2008 après son élection à la présidence de la communauté urbaine à Marseille.

 
Essai marqué, transformation ratée. Déjouant tous les pronostics, la gauche a réussi à ravir ce jeudi la présidence de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) pour se retrouver, aussitôt après, mise en minorité sur le premier dossier soumis au vote de l’assemblée.

En début de séance, tout semblait pourtant joué d’avance. Bénéficiant d’une majorité de 89 élus ralliés à l’UMP sur les 157 de MPM, Renaud Muselier, ancien premier adjoint au maire de Marseille, avait déjà rédigé son discours de remerciements. La gauche présente contre lui Eugène Caselli, premier secrétaire du PS 13 et fidèle de Jean-Noël Guérini.

Silence de mort

Le vote démarre, à bulletins secrets. Dès le début du dépouillement, Caselli est en tête, de deux à trois voix. Un silence de mort s’installe peu à peu dans l’hémicycle. Au bout d’une demi-heure, le verdict tombe: Caselli l’emporte avec 79 voix contre 77 pour Muselier, et une abstention. Tassé dans son siège, Jean-Claude Gaudin semble assommé. Bruno Gilles éructe: «Il faut recompter!». Le second décompte confirme. La gauche applaudit debout. La droite, incrédule, est tétanisée.

S’installant dans le siège de président, Eugène Caselli suspend la séance «pour trois quarts d’heure». La pause durera en réalité près d’une heure et demie. Quand les débats reprennent, toute la droite est là, sauf Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier. Au bout d’un quart d’heure, les deux élus font leur entrée, esquivant une forêt de caméra. Muselier demande la parole: «Cette élection est une trahison, par certains élus communautaires, du vote des municipales. Il faut savoir comment va être composée la majorité».

Et ça tombe bien: il faut voter des délibérations techniques, qui attribuent les compétences du bureau et du président de MPM. Dès le premier dossier, toute la droite se lève: 89 voix contre. Les élus UMP se déchaînent: «Elle est où la majorité?» «Et c’est que le début!», «Démission!» «On leur avait pas dit qu’il fallait trahir à chaque vote?». Eugène Caselli suspend la séance. La salle se vide. Sous le pupitre de Renaud Muselier, le discours de remerciements gît par terre, déchiré en deux.


Frédéric Legrand

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Excellent article de Rue89 du 18/4/2008

http://www.rue89.com/via-marseille/marseille-le-dauphin-d...

Marseille: le dauphin de Gaudin mis KO par ses amis

Majoritaire à la communauté urbaine de Marseille, l'UMP n'a pas élu Muselier à la présidence, mais le socialiste Caseli.

Renaud Muselier aura beaucoup de mal à s'en remettre et avec lui la droite marseillaise. L'ex-premier adjoint UMP au maire de Marseille et ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères du gouvernement Raffarin briguait, jeudi 17 avril, la présidence de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole (MPM). Annoncé comme grandissime favori, Renaud Muselier a pourtant échoué dans sa tentative de succéder à Jean-Claude Gaudin à la tête de l'institution qui s'occupe de dossiers comme les transports, la propreté, la voirie... Contre toute attente, c'est le président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Eugène Caselli, qui a été élu avec 79 voix contre 77 au candidat UMP (et un bulletin blanc).

En choisissant de donner une courte majorité à la gauche, les 157 conseillers communautaires, qui représentent les 18 communes membres de MPM, ont brouillé le jeu politique local:

"Cette élection va à l'encontre des résultats des élections municipales. Aujourd'hui, certains ont trahi, certains ont menti à leurs électeurs, certains se sont engagés dans un déni de démocratie."

Les traits tirés, le visage fermé, Renaud Muselier a ainsi commenté à chaud sa défaite. Il n'est pas certain cependant que renvoyer la faute sur les élus de droite membres de MPM suffira à le dédouaner de sa propre responsabilité… Lui qui s'y voyait déjà. Il avait même passé commande d'un téléphone portable et d'une voiture de fonction "présidentielle"… Dans les rangs de l'UMP, on persifle en estimant qu'il aurait été sans doute plus utile de faire campagne auprès des élus des petites villes de la communauté urbaine…

Bref, ce revers est particulièrement mal venu pour celui qui se présente depuis des années comme le dauphin légitime de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille et qui espérait faire de sa mandature à la tête de MPM un tremplin pour parvenir enfin au fauteuil de maire… Un échec qui intervient en outre après une fin de campagne électorale des municipales où Renaud Muselier a brillé par son… absence. Candidat au côté de son ami Bruno Gilles dans le secteur où ils sont élus depuis 1995 et où s'est finalement jouée l'élection marseillaise, Renaud Muselier avait été prié par son camp de laisser son acolyte finir la campagne face à Jean-Noël Guérini. Si Jean-Claude Gaudin a sauvé son siège grâce à cette victoire de la droite dans les 4e et 5e arrondissements, tout le monde à Marseille s'accorde à dire qu'il le doit à… Bruno Gilles!

A moins que MPM ne devienne ingouvernable du fait de la très faible et friable majorité dont dispose la gauche; et qu'ainsi le blocage de l'institution amène Eugène Caselli à démissionner, Renaud Muselier, à 48 ans, a des soucis à se faire pour son avenir politique… D'autant qu'en cas démission d'Eugène Caselli, certains à droite excluent d'ores et déjà de représenter la candidature de Muselier à MPM. Pour un des barons de la droite marseillaise:

"Soit c'est Gaudin qui remonte au front, soit c'est le maire d'une autre commune qui recolle les morceaux entre les élus des 18 villes."

Bien au-delà du cas personnel de Renaud Muselier, cette défaite de l'UMP à la communauté urbaine pose de nombreuses autres questions. Les maires et conseillers municipaux des 17 communes hors Marseille, au premier rang desquelles Marignane et La Ciotat, sont dans leur majorité de droite (le groupe réunit 88 élus sur 157). Pourquoi alors ont-ils choisi de soutenir Eugène Caselli, le PS et ses alliés plutôt que de faire confiance à Renaud Muselier, qui a dirigé Marseille au côté de Jean-Claude Gaudin durant treize ans? Ont-ils été séduits par le projet d'une gauche dont ils savent qu'elle sera soutenue par le riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, à majorité socialiste?

Difficile à croire: à peine élu président, Eugène Caselli s'est retrouvé largement mis en minorité sur le vote, certes symbolique, d'un premier rapport (89 élus de droite ont voté contre, 68 à gauche). "Un mouvement d'humeur de la droite qui ne durera pas", a voulu rassurer le nouveau président de MPM. Des discussions sont actuellement en cours avec des maires sans étiquette ou divers droite des communes qui entourent Marseille. Ils devraient constituer un groupe d'élus autonomes, qui pourraient servir de force d'appoint à la gauche.

Les élus de droite des petites communes ont-ils voulu sanctionner les élus marseillais de l'UMP, leur gestion de l'institution et leur propension, depuis sa création en 2000, à monopoliser les financements de MPM pour des programmes trop souvent marseillais? MPM gère un budget de 1,5 milliard d'euros. Or, cette manne, Marseille, ville pauvre, en a besoin pour réaliser les nombreux projets souvent structurants censés garantir son développement. Avec une majorité de gauche à MPM, au conseil général et au conseil régional, Marseille et son maire UMP sont donc aujourd'hui isolés et, d'une certaine manière, financièrement dépendant. Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle.

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Lire l'excellent EDITO de Jean Laurent BERNARD du 18/4/2008

L'éditorial de Jean-laurent Bernard

  le rédacteur en chef - 18/04/2008
 
édito 7h40
bonjour.
L'élection surpenante hier du président de la communauté urbaine de Marseille, le socialiste Eugène Caselli, permet dans le fond d'assister à une grande opération vérité.
L'échec de Renaud Muselier, le prétendant de l'UMP est la suite logique des rancoeurs accumulées sous la présidence de Jean-Claude Gaudin. Une métropôle pas assez dynamique, trop au profit de Marseille, trop peu à l'écoute des maires des petites communes écrasées par leur grande soeur. Concernant Renaud Muselier lui même, il descend les marches une par une. Echec aux élections régionales, sauvetage de justesse dans son secteur les 4ème et 5ème arrondissements aux élections municipales, et hier donc on atteint le summum de l'amateurisme. C'est le b a-ba de la politique : une élection se verrouille. Il est invraisemblable que Renaud Muselier ait découvert hier, au moment du résultat, qu'il était minoritaire. Parce qu'il ne faut pas oublier que les 157 conseillers communautaires sont tous des élus. Dont les votes se négocient avant l’élection. Dans ce domaine les socialistes ont été meilleurs que la droite. Et lorsque l'UMP a mesuré l'ampleur de la défaite, ses cadres ont hurlé à la trahison. Ah bon, trahison ou incompétence ? Cela dit, quelques uns à l'UMP ont du secrètement bien s'amuser, ravi de voir le dauphin présumé se prendre les pieds dans le tapis.
A gauche, là aussi, on peut rester dubitatif. Eugène Caselli avait été envoyé comme candidat pour le témoignage plus que pour gagner. Qui peut croire que si Jean Noel Guérini avait pensé un instant la victoire possible, il n'aurait pas désigné un poids-lourd, un de ses fidèles rompu autant à la gestion d'une collectivité qu'à la bagarre politique ? Eugène Caselli sera entouré de fées attentives qui ne manqueront pas de lui prodiguer la bonne gouvernance. Pour cet apparatchik de la fédération socialiste, l'apprentissage se fera aux forceps.
La communauté urbaine qu'elle soit de gauche ou de droite a tellement de boulot qu'il va falloir sortir d'urgence de ce marigot politique pour se préoccuper uniquement de notre vie quotidienne.
bonne journée.

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Lire lePost du 17/4/2008

http://www.lepost.fr/article/2008/04/17/1182348_coup-de-t...

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Voir le Journal d'Infod de M6/Marseille

http://www.m6info.fr/m6info/marseille/categorie.jsp?id=aw...

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Voir le clip de WAT.fr

http://www.wat.tv/video/marseille-election-surprise-ks0o_...

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Lire le blog lamauragne du 17/4/2008

http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2008/04/17/quand-mr-gau...

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Lire le blog lesalonbeige du 18/4/2008

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/04/il-y-a-de...

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Lire le Point du 17/4/2008

http://www.lepoint.fr/actualites/muselier-president/1331/...

17/04/2008 N°1857 Le Point

Muselier président

Hervé Gattegno, Fabien Roland-Lévy et les services du Point

Scène cocasse le 9 avril à l'Elysée. Sortant d'un long tête-à-tête avec Nicolas Sarkozy pour évoquer la situation de l'UMP dans le Midi et l'avenir de l'Union méditerranéenne, Renaud Muselier, héros des municipales à Marseille, a poussé la porte du bureau présidentiel au moment où l'huissier annonçait solennellement : « Monsieur le Président de la République. » Claude Guéant, François Fillon, Bernard Kouchner et Hervé Morin, qui attendaient le chef de l'Etat pour une réunion, en sont restés bouche bée. « Il est trop fort ce Renaud ! » a lancé, hilare, le président.

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Voir DAILYMOTION

http://www.dailymotion.com/search/muselier/video/x4ulb8_m...

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